La démarche diagnostique

Les signes d'alerte


Présenter un seul signe ne signifie pas pour autant être autiste. Un diagnostic ne peut être posé que lorsqu’un ou plusieurs troubles se manifestent dans les deux domaines suivants (DSM V) :


S’il existe des signes d'alerte à ce jour identifiés, il faut cependant rester prudent chez le très jeune enfant car il peut s'agir d'un autre trouble du neurodéveloppement.

Le premier signe d’alerte : l’inquiétude des parents
Ce sont les parents qui connaissent le mieux leur enfant.  La Haute Autorité de Santé (HAS) considère d’ailleurs l’inquiétude des parents comme un signe d’alerte majeur pouvant légitimer un examen approfondi du développement de l’enfant par son médecin traitant ou son pédiatre.

Dans la toute petite enfance
Pour suspecter un trouble du spectre de l'autistique (TSA), doivent être repérés dans des contextes variés un déficit persistant de la communication (orale ou gestuelle), ou une insuffisance d’interactions sociales.
Sont considérés comme des signes dont la valeur d'alerte est très importante chez un tout petit :
•    peu de recherche d’interactions avec ses parents ou son entourage proche (faire coucou, au revoir, réagir quand on l'appelle…)
•    absence de babillage avant 12 mois, absence de mots avant 18 mois, pas d’association de mots avant 24 mois,
•    absence de pointage pour désigner ou attirer l’attention.

Durant l'enfance

Un développement inhabituel de la communication et dans les interactions peut être observé :
•    absence ou retard de langage – ou arrêt après un début de langage,
•    un langage verbal et non-verbal inapproprié,
•    répétition en boucle de mots ou de phrases (phénomène d’“écholalie”),
•    absence de jeu avec les autres enfants…

Certains comportements peuvent s’intensifier de façon inhabituelle :
•    grande angoisse face à l’imprévu ou tout ce qui sort de la routine,
•    besoin de rituels,
•    gestes répétitifs et compulsifs (se balancer, tourner en rond, battre des mains, etc.),
•    refus de certains aliments…

À l’adolescence
Certains troubles peuvent être repérés plus particulièrement :       
•    isolement,
•    incompréhension des conventions sociales,
•    difficulté à exprimer ses émotions ou à les maîtriser,
•    manque d’empathie,
•    difficulté à comprendre le langage abstrait ou le second degré,
•    intérêt obsessionnel pour certains sujets…

À l’âge adulte
Des adultes peuvent réussir à communiquer, assurer une vie professionnelle, ne pas manifester à l’extérieur de comportements répétitifs et pourtant ressentir un réel malaise lié :
•    à des difficultés dans leurs relations au travail ou avec leurs proches,
•    à un certain isolement,
•    à une hypersensibilité (bruit, lumière…)
•    à des intérêts très restreints peu partageables avec d’autres…

Chez les filles/femmes
Les signes du TSA sont généralement détectés plus difficilement, et donc plus tardivement, en raison d'une plus grande capacité d’adaptation qui leur permet de compenser les principales manifestations de l’autisme.

                                                                   

Références :

Trouble du spectre de l’autisme - Signes d’alerte, repérage, diagnostic et évaluation chez l’enfant et l’adolescent (HAS)